orlando de rudder

Blog d'orlando de rudder

07 mai 2008

Cervelas frit.

J’ai trop vécu dans l’évidence.
Quelqu’un m’a donné du chagrin
La fin du jour... ma récompense?
Le soir fragile au court destin!

J’avançai. Silence dans une nuit de masque...
Au beau milieu des fantômes incertains !

Désir de flammes :
L’enfer menteur
Fer feu et sang
Dies irae

J’ai trop vécu dans l’évidence
Quelqu’un m’a donné de l’ennui
Quam olim, quand on y pense,
Abrahae promisisti…

J’ai vu de grands flots s’obscurcir dans le ciel
Et la brasserie ouverte. Les verres tintaient.

Craquons la vie
Cette allumette
J’aurais aimé…
Je ne sais quoi.

J’ai trop vécu dans l’évidence
Avec des musiques d’oubli,
Des menuets, des contredances :
Je n’aime pas tout ce qui s’ensuit.

Jolie transparence des bulles dans les coupes ;
Ici, c’est le temps des amis inconnus.

Chat enfermé,
Rhume des foins.
D’un monde à l’autre ;
Des requiems…

J’ai trop vécu dans l’évidence
Et quand un souvenir s’endort,
Ce n’est pas l’oubli qui s’élance
Mais une astuce de la mort.

Avec, écoutez-moi bien, la compagnie :
Des tombeaux sans phrases ! Et des tranquillités !

Il est onze heure
Le chat s’étire.
Cervelas frit,
Je n’ai pas faim.

J’ai trop vécu dans l’évidence
Ma solitude est souveraine,
Une jolie serveuse avance
Elle apporte des café-crèmes.

Fugacité, des mots pour ne rien me dire.
Des prisons vénielles jusqu’à plus soif. Enfin !

Va soupirer,
C’est nécessaire.
Ô naviguer !
Le jour est loin.

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La Princesse de Clèves et Christine Lapostolle

Il faut que LA Princesse de Clèves devienne le symbole de la lutte contre le sarkozisme anti-français, anti culture, anti humaniste. Il faut que mile colloques,mille articles célèbrent ce chef-d'oeuvre, ce roman primordial, celui qui a fondé et don tla lecture peut devenir un émerveilement pour tous ceux qui savent savourer les lettres avec l'avidité d'un gamin devant des bonbons. Car tout est là; avoir appris à aimer.S'être construit culturellement. Spirituellement. S'être équilibré dans la possiblité d'une ferveur, d'un enthousiasme d'une admiration.Ce que l'école, hélas ne donne pas à tout le monde et la plupart des parents encore moins.Ce qui permet aussi de prendre de la distance par rapport à soi. Par rapport au monde et fonde généralement une certaine tendance à l'oppposition, au refus des gouvernements bêtes, rusés, pervers..L'intellectuel et d'abord celui qui aime,savoure, comprend, admire. Et qui refuse le dédain, la dérision, la fuite petite-bourgeoise devant l'émotion vraie. Qui préfère les poètes aux chansonniers.

IL faut défende la Princesse de Clèves,la culture française et les vraies joies profondes de l'art en général. Ce combat de l'allégresse pour unpeu moins de trivialité devient nécessaire: la résignation morose à consommer des platitudes télévisuelle nuit à toous.

J'en étais là, et puis j'ai lu ceci: http://www.liberation.fr/rebonds/218279.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY

Et voilà: JE retrouve dans un juste combat Christine Lapostole (voir son blog:http://www.christinelapostolle.fr/ et dont onpeut lire les ouvrages publiés par l'excellent Léo Scheer), perdue de vue, mais dont je me souviens.Belle, en Adolphe ALffont rouge dan s a salle des manuscrits de la vraie Bibliothèque NAtionale, elle vitn verds nous, François !eausart et moi, car nus consultions un manuscrit médiéval, le 19168 dont ele avaoit besoin.Etudiants, alors, préparant nos doctorats, nous nouspassionnions pour la littérature ancienne que Sarkozy méprise Ce fut le début de la créationde la revue Médiévales, avec Christine, Claude Jean,Dominique Gehanne (qui préférait l'Adolphe Laffont rose! Tenue assez sexy, finalement: elles étaiennt belles nos médiévistes!!), françois JAcquesson...
Et c'est émouvant de retrouver ainsi une étudiante que j'admirais car ele avait une sagacité qui m'éblouissait, sachant comprendre, voir les enluminures, aborder autrement les textes.Chaque fois, elle ouvrait des perspectives et me faisait souvent découvrir des éléments que je n'avais pas remarqués, variant mon point de vue. J'étais ravi, souvent, de l'entendre parler d'un texte. Elle le faisait avec grâce et simplicité. Je me sentais parfois benêt devant cette intelligence aux aguets. Et j'aime admirer, moi, être ébloui...

Nous étudions alors sous la férule de Jacques LE Goff,JEan-Claude Schmitt, Bernard Cerquiglini et nous étions joyeux, avides de connaître... Tout ce qu'un Sarkozy ne comprendra jamais.

Il faut que LAPrincesse de Clèves, que je redécouvre grâce à la burde du Président, devienen le symbole d'une ceraine résistance à l'arrogance de l'inculture ambiante, de l'ignorance prétentieuse et donneuse de leçons, à la bassesse du refus de savoir, de connaître, d'aimer... En u temps où tut texte comprenant de phrases avec plus de cinq mots différents (norme pour le journal télévisé!) "fait chier" ceux qui ne se rendent pas compte que leur attitudede refus leur pourrit la vie.

Il n'y a pas de savoir inutile.Et celui dont nous parlons,les Humanités l'est au plus haut point: il fonde lapersonne, construit l'individu. Propose un polaisir tendre, gouleyant, friant.CAr les lettre sont succulentes et j'ai tujours pensé qu'on derait en parler comel'on traite de la gastronomie: avec gourmandise, en salivant... ET le fait souvent voter à gauche! Alors, ce n'et pas d el'utilité, ça?

ET l'on comprend pourquoi! Sarkozy, le muffle, le Séraphin Lampion de la politique, l'ennemi de la France est contre! La Princesse de Clèves le toise de sa grandeur; il a vraiment l'air d'un con, le minable. Et l'existence de ce roman magique ne peut que faire honte à ce genr de médiocres prétentieux..Tout en pouvant rendre les guichetiers heureux!

Lire La Princesse de Clèves est un acte politique!

Merci Christine d'avoir éveillé de bons souvenirs tout en déendant ce qui nous est à coeur!

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Republication: Collège de France

LE Collège de France.
Autrefois, j'aimais beaucoup aller au Collège de France. J'avais découvert cette possibilité un jour de dèche, après avoir erré dans PAris. JE suis entré, j'ai assisté à un cours d'histoire assez ardu. J'étais fort jeune.
Depuis, j'y suis souvent allé.Le Collège de France, fondé par François Ier ne délivre pas de diplômes. Voici un petit résumé de l'histoire de sa création trouvé sur le net:
LE COLLEGE DE FRANCE
(D'après Paris, 450 dessins inédits d'après nature, paru en 1890)
A l'encoignure de la rue Saint-Jacques opposée à la Sorbonne s'élève, en façade sur la rue des Écoles, à l'endroit jadis nommé place Cambrai, le Collège de France. Cette grande institution est superposée à l'organisation générale de l'instruction publique. Les cours qu'on y professe ornent l'esprit et agrandissent les connaissances de ses auditeurs bénévoles, ils n'aboutissent à aucun examen et n'exercent aucune action directe sur la collation des grades universitaires.

L'idée première du Collège de France appartient à François Ier et suffirait à lui confirmer le titre de restaurateur des lettres, que lui a décerné la postérité. Il créa, par lettres patentes du 24 mars 1530 (n. st.), douze lecteurs ou professeurs publics en langues latine, grecque, hébraïque, en philosophie, art
Le collège de France, rue des Écoles

oratoire et médecine. Ce fut un grand progrès, auquel l'Université, tombée alors en décadence, fit une violente, mais inutile opposition.
L'entrée est libre.Le public, fort mélangé est passionné. C'est l'un de mes souvenirs de 68 et des années suivantes.On étudiait pour le plaisir. Et c'est ainsi que sont nés les multidiplômés fameux de l'époque: ils passaient une licence de sciences économiques, puis bifurquaient vers une langue, passaient un autre diplôme... Nouveaux goliards, plein de copains se retrouvèrent ainsi avec deux licences, une maîtrise, tout en faisant de petits boulots et en étant inapte à n'importe quel emploi stable ou carrière "normale"...D'autres n'étaient diplômés de rien du tout: "névrose de classe" ou nonchalance, ils avaient, eux aussi, préparé deux ou trois licences, n'en avaient passé aucune et n'en étaient pas moins inaptes au travail régulier!
Bref;, fort savants, ils distribuaient des prospectus, comme les autres, livraient des colis, écrivaient des enveloppes, travaillaient au tri postal ou comme "séanciers" à la Loterie Nationale, vendaient leur plasma sanguin à l'institut Mérieux, ... précarité fervente...
Au Collège de France, je em trouvais bien. J'y allais au hasard, sur un coup de tête. J'écoutais le savoir.Parfois, j'arrivai dans un cours d'un domaine inconnu, ardu... je restais quand même: on conserve toujours quelque chose d'un enseignement qu'on ne comprend pas. ET j'étais comme l'épouse de Monsieur Teste:
Il y a une belle partie de l’âme qui peut jouir sans comprendre et qui est grande chez moi.
Paul Valéry, Monsieur Teste.
Je ressentais le savoir, et j'y prenais plaisir, comme on peut apprécier une chanson en langue étrangère dont on ne comprend pas un mot:
Les choses trop élevées pour moi ne m’ennuient pas à entendre. J’y trouve un envoûtement presque musical. Paul Valéry, Monsieur Teste.
C'est peut-être une conduite de surdoué. Mon surdon ( je préfère ce mot à l'immonde "surdouance" qu'on emploie aujourd'hui) m'a toujours fait du mal et je l'ai constamment ressenti comme un handicap. Cela, même dans l'ahurissante institution pour surdoués dans laquelle j'ai passé deux ans de mon adolescence PArce qu'il y a des zoos, des réserves pour les animaux qui pensent comme on respire... Et qui s'intéressent aux choses qui rebutent les autres! Eh oui, même si l'on est pas bien à l'école, on lit, on s'intéresse à ce que disent les profs... On en parle entre nous après les cours et l'on s'engueule parfois à propos de Voltaire et Rousseau pendant que les autres, qui nous méprisent nous prennent pour des fous, discutent de bagnoles ou de foot...
Depuis, j'ai appris que c' est un handicap. Et j'ai aussi connu la haine des moindres! LaPersécution! Soit l'ordinaire des banlieues envers n'import que "bon élève"! Cette haine est l'aboutissement de l'anti-intellectualisme ambiant: comme il se fout du foot, qu'il préfère le rire à la rigolade un surdoué paraît arrogant! On entend les mêmes mots que dans les cas de racisme! En plus, contrairement à ce qu'on croit, beaucoup de surdoués sont bons en sport (peu en sports d'équipe, plutôt individuels!) , ça agace encore plus! Ca fausse les idées reçues!
Et Madame Teste devait être. surdoueé . Car il semble que nous comprenions "autrement". Comme les autistes qui "voient" les nombres?,Peut-être. ..
Le fait est que, ne pas comprendre des choses sur des langues mortes depuis 2500 ans me réjouissait. J savourais l'ordre du discours piur lui-même. Son harmonie. Mêmes les mathématiques à très haut niveau m"enchantaient. Comme beaucoup^de surdoués, les maths, au lycée me parurent d'abord évidentes! Je en comprenais pas pourquoi il y avait des cours! LEs solutions se "hurlaient" dès les énoncés! Alors, je réussissais sans travailler, révolté par cette trivialité... jusqu'au jour où c'est devenu moins simple: je comprenais toujours, mais il y avait des trucs qui me chiffonaient... Après, petit à petit, je n'étais plus dans le coup, parce que ça se compliquait et que j'étais loin des bases: j'étais largué, je en comprenais plus rien: air connu, histoire fréquente! chez nous autres!!
Au Collège de France, j'écoutais et je sais que tout cela m'a beaucoup apporté.
J'ai rencontré là pas mal d'autres foldingues dans mon genre.Ca se teminait au Balzar en discussions acharnées autour d'un café, parce que c'est cher, comme endroit. Ou alors on allait dans des rades disparus et cradingues non loin de Jussieu ou encore à la Mosquée, car le thé à la menthe ne coûtait rien. Bref, on refaisait le monde. Avec des gens de tous âges; des retraités qui, enfin, avaient le temps de penser et d'étudier comme des galopins de ma génération. à la recherche d'on ne sait quoi...
On avait découvert des choses fort utiles: Comment les Perses nouaient leurs sandales, par exemple. Ou les différentes espèces de sauterelles qu'on trouve en Australie voire des choses concernant la mécanique des fluides ou la physique moléculaire, la Kabbale ou la treadition ésotérique des Papous. ... On oubliait. Parfois ça revenait. On s'en fouait. Ou ça nous passionnait.Et parfois, les deux en même temps... On savourait.
Il n'y a pas d'amour inutile.Gérard Mordillat, Béthanie.
Et le savoir procède de l'amour... Le refus de la culture, le "je ne veux pas le savoir", c'est la haine!... et le mysticisme! L'idéologie de la révélation

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Bin wi

MArie Rennard (voir http://rennard.canalblog.com/) a vraiment un talent bien à elle! Qu'elle pense "Nugae delinquere" et elle s'envolera! Le trivial n'est pas digne d'elle, nom de d'là!

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LE roman des OGM

On ne voit pas pourquoi les OGM pourraient être nocifs! Ce n'est même pas possible! AMis les victimes du "désenchantement atlantique",les nostalgique droitiers de l'irrationnels, les fervents de l'obscurantisme,les savonaroles et Torquemada,iganres inventent de toute pièce un danger inexplicabe car inexistant! De plus, biee des écolos seraientincapable d'expliquer ce qu'et un gêne!D'aucun parlent même de la "barrière des gènes" (???????)...
La réalité, consciente ou inconscuiente, de lapsychologie de ces gens est la haine du onde du travail.Des paysans, des pêcheurs, des ouvriers.Ce qui est la caractéristique majeure d'un mouvement louche t noyauté par les services secrets come Greenpeace. A ceci s'ajoutent des théories de la natures héritée de Spengler, de Schoenichen, d'Haeckel, de Carrel réactivées par Dumont, rédacteur émérite de la presse agricole pétainiste, Aiken,NAess,Voynet (malthusainisme, oui,ils osent, Darwinisme et bien entendu racisme par théorie des races, qui sature le discours écolos en douceur)...

Mais arrêtons d'enfoncer esportes uvertes et notons que chez les amis des Lumières, de iderot, de Condorcet, d'Arago, on résiste. Et même par la fiction! Des romans, à la façon de 1984 ou du Meilleur des mondes nous mettent en garde contre l'écologie qui se conduit come le marxisme de naguère (contredisez-les, pur voir! Ils sont "scientifiques", eux! LEmieux est d'"aler dans leur sens, de renforcer elurs propos: très vite,ils se dévoilent en découvrant parfois ce qu'ils ne savent pas eux mêmes d'eux-mêmes: ils sont réac, raciste, puant l'extrrême-droite! LAquele commece avec le mot "nature"..Définissez, pour voir? ).En dehors de Chrichton ou de ruffin, voici un nouveau livre dont on parle là: http://www.france-info.com/spip.php?article130022&theme=12&sous_theme=219


Sans doute les écolos ont-ils salopé sabré le champagne pour fêter la mort d'un paysan! N'empêche que la grandeur,l a qualité humaine de l'auteur contraste agréablement avec le sous-fascisme chafouin d'un Bové, ou l'arrogance odieuse d'une Voynet, péremptoire et agressive! Car quand on ne défend qu'un fantasme pervers, on ne peut pas sourire comme quelqu'un de vrai!

Il y a un blog, "paysan heureux" qui monte aussi ce que sont les gens de la terre, de la vraie,pas de la nature reformatée intellectuellement par des réactionnaires haineux!

On voit petit à petit que la résistance avance! Queles forces de 'l ajoie, de l'amour se redresse! Queles vrais savants s'opposent aux scientifiques idéologiquement colonisés apr le bui-écolo! La tendresse,l'amour, la générosité vont peut-être triompher de l'obscurantisme anti-moderne qui ne sait pas admirer le progrès, s'émerveiller de la grandeur humaine et vivre une vraie vie san ces rancoeurs ignobles!

Pourtant, même la tradition, qui est généralement réac, lutte conte ces avec un vrai bon sens: Qui détruit une récolte est maudit à jamais! Ce geste scrilège rend déshonoré, indigne! Cette insulte petite-bourgeoise (l'écologie est un fleuron de l'idéologie bourgeoise!) à la faim des pauvres est insupportable!
Comme Sarkozy, Bové est un Yankee, deux côté du même miroir,idéologiquement proches et ne s'opposant qu'à la façon des équipes de foot: on joue au même jeu, le mépris humain et la droite ontologique...

L'auteur du livre en question se dit encore hésitant à propos des OGM.Ils ont prouvé leur innocuité partout! De toute façon ils ne peuventpas être malsain! Il suffit de lire les textes hallucinants de anti-OGM pour voir qu'il n'y a là que de l'idéologie anti-progrès, anbti science qui veut modifier l'homme, ses gestes, son comportemetn, sa mentalité, créer l' "homme nouveau" des fachos au lieu d suire la voie royale des lumières, du progrès et de la volonté d'abondance popur tous, vieux rêve profondément humains que certains méprisent pour prôner la frugalité! Les écolos sont des salauds!
Des menteurs et des collabos!

Le saviez-vous?Outre Dumont, la plupart des écolos de cette génération ont été plutôt proche de la collaboration... Ou heideggeriens commele sinistre jonas!

Youpi, Vive la vie!

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