orlando de rudder

Blog d'orlando de Rudder, intellectuel arrogant et prétentieux

28 décembre 2007

Intermède : Théâtre d’ombre. Personne, saynète.

Personnages : Ombre, miroir, montre et Personne.

Personne : Je suis Personne, je sais ce que je dois faire. Je me rase k=le matin dans un miroir à bon tain. Je possède une montre, mais aussi un visage. Mon ombre m’est fidèle et j’ai del’avenir… Ce qui explique pourquoi j’aime regarder l’heure. Ma belle sœur est venue passer quelques jours chez nous. C’est elle que j’aurais dû épouser… Ma femme est trop… austère.
Montre : la dernière tuera.
Ombre (bâillant, au reflet) : Je suis fatiguée. Et j’ai toutes les raisons de croire que tu ne m’aimes pas.
Miroir : je suis toi, tu es noir comme la suie, essuie-toi.
.Visage : Je suis regret, inflexion, quelque honte bredouillée, si je m’affronte en laid. Mon mystère est squelette. Je suis ma propre guerre, la masse de mes possibles. Enfant lourd, vieil adulte. Tous ici ! Mais pas là : Miroir, tu n’as pas de cœur. Je suis farci d’un crâne.
Miroir : Embrasse-moi, visage, j’aime ta bouche chaude.
Personne ma jeunesse (il regardela montre), le lait se vendait en vrac. On apportait un bidon gris. C’était pareil pour le sang des abattoirs qu’on, faisait boire aux anémiques. La crémière, une femme aux beaux yeux, possédaient deux gros seins blancs.Un peu comme ceux de ma belle-sœur, mais en plus imposants. Sacré crémière ! Sacrés nichons ! Aussi deux que ses yeux, aussi blancs que son lait Elle les secouait en riant. C’était une rieuse. Elel faisait son beurre.
Montre : Je brille la nuit. Il me regarde aussi. Mais beaucoup plus souvent*. Qu’il m’embrasse donc moi ! Mon cadran reflète selon certains angle. L’homme s’y voit en vrai, tandis que l’heure tourne.
Cadran solaire : je n’existe plus à l’heur du chien, du loup, entre deux, c’est fini.Il est confortable de mourir chaque soir. Je regarde le solein en face. Ca fatigue.
Visage : Chacun sons vis-à-vis c’est toute une leçon ! Vie à vivre, là est touts la question. Tu te regardes toi, en face, visage !Yeux à brûle pourpoint, frise trogne, frôle hure, rase tronche . Le nez !
Visage : au miroir : Que vois-tu donc sans moi ?Du néant aux petits pois ? Une salade de fruits ? Une cuisine, un faitout ?
Miroir : une nature morte. Ce n’est jamais moi qui pleures. Et je n’ai pas de barbe. Tout en moi est léger, agile souple. Tu me bouges ? tu verras autrement…
Personne : Oui, du sang… aux abattoirs. On les a démoli. Le te:mps passe (il regarde la montre) J’ai vieilli. Comment fait ma belle-sœur pour paraître si jeune ? il est vrai qu’elle passe des heures dans la salle de bain. Elle doit utiliser des crèmes de beauté, des laits rajeunissants… Moi, j’ai des cheveux blancs (il se regarde dans le miroir). Et le visage rougeaud, sanguin. .. du sang, oui ; on en donnait à boire aux anémiques. Non, les vampires ne venaient pas aux abattoirs, même à Londres. Je connais bien Bermondsey. C’est là qu’on abat les bêtes. Et que Dracula se réfugia. Mais les vampires ne vivent que la nuit. Les bouchers travaillent dès le matin. Ils se lèvent tôt. Les anémiques aussi. De toute façon, les vampires n’aime que le sang frais, directement puisé sur la veine jugulaire. C’est comme ma femme : elle raffole du lait encore tiède, tout juste trait du pis de la vache.
Miroir : Décidement, ce Personne est stupide. Il ; me les casse…
Ombre : 7 ans de malheur.
Montre : je suis chronographe. La date est sur moi./ Le quantième du mois. Sept ans c’est beaucoup. Je ne les ai pas. Ni en grosses coupures, ni en mitraille : minutes, secondes, tierces, centièmes minimes… Mes degré d’angle seraient à zéro si je payais cette addition : sept ans de malheur… Une guerre, peut-être. Avec des bombes au phosphore. Ca aussi, j’en ai plus. On dansera sur les décombres.
Personne : Pour le lait comme pour le sang, on se servait des mêmes bidons. Qui naurait confondu ?Aucun n’est plus beau que l’autre. Des bidons d’aluminium. C’est terne, on ne se voit pas dedans (il se regarde dans la glace) Le lait nourrit. Ses protéines passent dans le sang. Rouge et blanc, joli… Si on renverse un bidon de lait et un bidon de sang, ça ne sera pas rose !
Ombre, s’étirant : Encore ce miroir ! Il se tait le soir. La montre ? Sale temps révolver, reflet dazns lhistoire ? le fait de savoir crasseuse mémoire,mauvais souvenir
Miroir : La fin de l’histoire, celle du soupir.
Au miroir : on te souffle lma mort en pleine gueule. Le dernier, allez donc, qui me ternit la vitre !
Personne Autrefois, des ouvriers travaillaient dans les mines de phosphore pour fabriquer des chiffres et des aiguilles de montre. Et des têtes d’allumettes. Ou des bombes, pour la révolution. Le phosphore, c’est dangereux : les montres d’aujourd’hui ‘il regarde sa montre) sont faites autrement….
Miroir : Je ne suis que surface.
Visage : enfant du silence ?
Miroir : rien de tout cela.
L’ombre est allongée, elle se compte, se dénombre : elel n’a pas grandi ; midi bientôt
Visage : un mot m’attend quelque part. C’est peut-être un souffle.
Miroir : Le mot de la fin ?
Visage : Tu n’es que mensonge.
Miroir : je n’ai pas de temps.
Personne : a propos de phosphore ; on nous donnait à manger du poisson, lorsqu’il fallait préparer une composition scolaire. Ca rend intelligent, ça renforce la mémoire. LA poissonnière, elle aussi, possédait deux gros seins. Pas les mêmes. On dit que son mari jouait à glisser des anguilles dans son décolleté. Ces commerçants sont trop vulgaires, ils manquent de la plus élémentaire pudeur ! Le poisson est étalé sur la glace. JE crois que la boulabgère m’excitait. J’étais jeune alors (il regarde la montre)… La poissonnière me tentait aussi… que choisir ?
Visage : LA belle-sœur de Personne s’en va bientôt.
Montre : Demain, paraît-il. Cette femme pudique ne s’est pas dénudée pour faire sa toilette. Miroir : elle n’a d’abord pas pris de bain. Elle est sale. Elle pus. Elle n’a pas voulu se mirer en moi, dans le miroir d’un autre : Elle trouve que c’est indécent. Elel est rtrès dévote et mange du merlan le vendredi midi, ou dumaquereau, de jolis maquereaux qui miroitent dans la mer…
Montre : Et qui grillent dans la poêle !
Visage : on ajoute du vin blanc.
Personne : J’ai réussi tous mes examens. C’est grâce au phosphore. A vrai dire, il n’y en a pas tant que ça dans le poisson : autant manger des têtes d’allumettes. La preuve : aucun merlan ne brule si on le frotte contre une surface marron. IL fa   ut veiller à ne pas trop cuire le poisson. Il est prudent de regarder la pendule de la cuisine (il regarde sa montre), sinon, ça s’effiloche. Les poissons sont des animaux à sang froids. Parler dans le désert revient au labyrinthe : ça se trouve dans l’oreille interne et ça équilibre.
Visage : du vin blanc sec. Alors, cette femme ? La belle sœur ?
Miroir : On m’a voilé, elle s’est lavée. Elle porte des dessous orange. En dentelle.
Visage : Orange ?
Miroir : c’est la mode.
Montre : elle s’est lavée sans se voir ?
Personne : Le haddock est un poisson fumé qu’on fait cuire dans du lait. Il est d’une couleur évoquant l’antirouille, le minium. J’aurais bien voulu niquer la crèmière. Un vendredi. Je l’aurais attaquée en traître, par derrière tandis qu’elle aurait été en train d’acheter du poisson. J’imagine : Je trousse sa juper, j’ouvre son corsage, brutalement : les boutons sautent dans les encornets.Ses seins à nu pointent dru, rougis, comme des têtes d’allumette, à cause de la glace. Elel se les écorcheaux coquilles des moules. Quelques gouttes de sang coulent ! hardii petit, Quelle coquine, cette crémière ! Ca lui plaît ! tiens, au fait : Elle ressemble à ma belle sœur. En plus dodu. Ma belle sœur s’en va demain. Dommage : elle a un beau cul. C’est-elle que j’aurais dû épouser ! J’en suis sûr, maintenant ! J’avais le choix ! Hélas, il est trop tard !
Miroir : Sans se voir !
Ombre (s’étirant) : A l’aveugle, ou bien alluma t-elle la lumière ?
Visage : Et son ombre ?
Miroir : elle n’est pas pudique à ce point là…
Ombre : Je l’ai vue, moi. Par la lumière. Tube au néon.
Reflet : Et toi, par le trou de la serrure ? Le miroir du couloir t’as surpris, voyeur.
Visage : je suis pardonné ; elle n’est pas très belle.
Ombre, miroir, reflet (au visage) : Il n’y a que l’intention qui compte : tu es donc coupable !
Pas moi, pas moi !
Personne : Pareillement, j’eusse aimé m’envoyer la poissonnière. La sauter comme on rissole une sole meunière. A plat, dans la farine.
Visage : Pas moi, l’être à ma face ! L’intérieur, mon labyrinthe intime. Le désir de celui qui a face de moi.
Ombre : L’intention est tienne. Ca se voit sur toi. Ton expression…
Miroir : C’est complètement idiot ! La femme du Personne, vous voyez ?
Ombre et visage : Oui.
Visage : Elles sont jumelles, Elles se ressemblent comme si l’une se mirait en moi ! Ca ne sert à rien de regarder l’une plutôt que l’autre !
Ombre : N’empêche que l’intention…
Visage : Je vous ai bien eux, car je porte un masque ! Ce n’est pas moi (il l’ôte, il est évidement pareil sous son masque).
Propriétaire : Dans la farine, oui, comme une neige impalpable… Blanche comme ses seins…
Ombre, miroir, masque, Visage : Ce sont bien là des fantaisies de Personne.

Rideau !


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27 décembre 2007

Fiction

Si un jour Julien Gracq, par exemple, devient plus connu que Zidane,la France sera vraiment un grand pays! Le meilleur. L'incomparable!

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Le Pardon

Le pardon est comme une prière adressée à soi-même, au « dieu qu’on porte en soi ». Avec, quand on l’éprouve, une sensation de vertige. Résilier la rancœur trouble le corps et l’esprit pour mieux les renforcer. Don parfait : le pardon peut brutaliser nos idées simples et plan plan, le confort de la détestation, le sentiment du tort subit. Il est énergique. On voit que c’est un acte, puis un état d’esprit graves. Nécessaires autant qu’austères, autant que porteurs d’allégresse.
Le pardon n’est ni l’oubli ni la pitié. Il est le signe de vos retrouvailles avec vous-même, de la restauration de votre amour-propre brisé. Il est puissance et gloire. Il faut savoir se reconnaître au sein même de ses propres affects :

La surnaturalité du pardon consiste en ceci que mon opinion au sujet du fautif n’a précisément pas changé :mais sur ce fond immuable, c’est tout l’éclairage de mes relations avec le coupable qui se trouve modifié, c’est toute l’orientation de nos rapports qui se trouve inversée, renversées, bouleversée.
Vladimir Jankélévitch, Le Pardon, 1967.

Surnaturalité… Le pardon nous mène au-delà de l’humain. Pour les croyants, il est un rapport à Dieu. Dans certaines religions, il fait partie des devoirs. Fort surprenant est le cas de Tenzin Tcheudrak, le médecin du Dalaï-Lama. Il passa 21 ans dans les prisons chinoises et y fut torturé. Il pardonna à ses tortionnaires. Pour cela, il « chercha à comprendre leur comportement ». Cet homme hors du commun alla même jusqu’à soigner et guérir un de ses bourreaux malade… Sans aller jusque là, et puisque certains peuvent y aller, nous pouvons, et devons, à notre mesure, pardonner.

Cependant, le pardon n’est pas seulement un rapport à l’autre, coupable ou non, mais aussi un rapport à soi-même. Qui ne sait pardonner, ne peut connaître la paix intérieure. Le bonheur ne lui sera jamais acquis. En ce sens, le pardon, acte « gratuit » peut paradoxalement montrer un aspect égoïste, même si la recherche du bonheur ne l’est pas. Etre heureux, pour soi comme pour les autres, c’est, tout d’abord, vaincre l’écueil du ressentiment, du désir de vengeance…
Ne pas pardonner, c’est reconnaître la victoire absolue de celui qui nous a nui. Comme la vengeance, qui nous ronge avant et après l’acte vengeur, le refus du pardon peut avoir de désastreuses conséquences. Et ceci, quel que soit le degré de gravité du tort subi :

On n’en finirait pas de citer des exemples de maladies psychosomatiques liées à des pardons refusés(…) il demeure (…) impossible que la fermeture de l’âme induite par le refus de pardon n’affecte pas l’organisme.(…) Le non au pardon est source de tristesse.
Pascal Ide, Est-il possible de pardonner ?,1994.

Ce refus peut mener au désespoir, à la haine. Il amoindrit les capacités de raisonnement, perturbe l’intelligence, en conduisant à des ressassements haineux. Il peut « pourrir » la vie quotidienne sans que nous nous en apercevions : un état constant de tristesse, de dépression de mélancolie en est l’une des conséquences, avec les effets somatiques que de tels troubles induisent : insomnies, angoisses, sans qu’on ait forcément conscience des raisons de ces malaises, maladies cutanées, troubles digestifs etc. Dans les cas les plus graves, les ratiocinations haineuses peuvent engendrer une confusion mentale, des troubles psychologiques graves.
Bref, ne pas pardonner peut, dans certains cas, produire les mêmes effets que d’être la victime de scènes de ménage réitérées !
Mais attention : le pardon est un exercice. Un effort. Une quête. Il n’est pas facile et requiert parfois une aide. Un psy, un « coach » peut y aider. Mais c’est vous seul qui ferez le travail. Pardonner demande aussi cette solitude intérieure, cet espace en soi qui, seule, permet d’exister réellement. Même chez l’incroyant, c’est un acte mystique pétri de « surnaturalité ».
On voit que, si le pardon est un acte généreux, il procède d’une générosité bien ordonnée. Quel que soit l’offense, la douleur subie, celui qui recherche l’équilibre doit absolument accéder à une disposition affective, philosophique, morale, permettant le pardon. Ce dernier produit aussi une joie intense. Une « illumination ». Une Epiphanie.. Il faut sans doute « y être passé » pour le comprendre…


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26 décembre 2007

Un fils bafoué,le devenir... Et Totoseb,le contre-exemple

Comme certains le savent déjà, j’ai obtenu la garde de mon fils. C’est rare pour un père. LA raison en est le « double sexisme » du social. D’abord, le mépris, voire la haine envers les pères, les hommes est flagrant : je conserve certains rapports insensés d’animosité, d’hostilité. Ensuite, l’idée de confier systématiquement les enfants aux mères, fussent-elles inadéquates, violentes, coupables (hé oui, ça existe !) relève d’un sexisme outrancier !

Car cela sous-entend que toute femme est faite pour être mère, que la fonction de mère a quelque chose d’inhérent à l’être et qu’il est bien commode d’assigner les femmes à la maternité quand elles ne peuvent assumer, quand cela les détruit. Cela les brise, les détruit et constitue la cause des nombreuses maltraitances et même de l’ « épidémie d’infanticide » que l’on constate. En croyant favoriser les femmes, celles du social les condamnent, manifestant le contraire d’un féminisme réel et servant innocemment ( ?) une société machiste inégalitaire.

Elever un enfant bafoué, méprisé, harcelé.. Voici qui remet en question. Il me faudra de l’amour, du vrai, celui qui est au fond de moi. Un amour d’adulte, vrai, profond, quotidien, terre à terre, au jour le jour… Pas l’amour des chrétiens, marchandage du salut, sans profondeur, sans réalité : le désintéressement est de rigueur. Trouver une pureté, une haute vertu… Tout le temps. C’est un destin : devenir juste. Je crois sauver mon fils et c’est lui qui me donne tout, qui m’offre mon propre être…

Ensuite, mâcher ses mots et ne pas être indigné, dégoûté… Ne pas mépriser. Essayer même que le fils pardonne à la mère brutale. Essayer, moi de ne pas haïr. Me souvenir de ce que j’oublie, de ce que je m’efforce inconsciemment d’oublier : ces gestes d’amour entre elle et moi. Sans savoir, hélas, s’il y avait de l’amour partagé. Si ces gestes avaient un sens. Oui, je dois refuser le reniement. Comme l’indignation facile. Pardonner…non pas en supérieur, en dominateur qui a raison, mais en égal, en type qui aurait pu, lui aussi faillir : on n’en sait rien.

Le tribunal correctionnel n’a pas requis la prison. Autant ne pas m’infliger à moi-même cette prison intérieure qu’est le mépris. Comprendre ? C’est difficile. Supporter, encore plus. Oui : Elle est infecte, mauvaise, méchante. Coupable. Et l’excuse du milieu n’et pas pertinente. Autrement toutes le personnes issus de ce genre de familles seraient aussi violentes. Et puis, si on ne l’apprécie pas, si on en souffre, si on en impose les conséquences aux autres,,on est responsable de son milieu. Celui qui a souffert et qui fait souffrir est un traître. Ou alors, il faut gracier les criminels, les Dutroux, les assassins parce qu’ils ont souffert enfants. Pardonner, ne pas oublier…

Mais le rôle que préserve le social existe : Elle est la mère. Elle a donné la vie. Je dois mettre au monde, briser l’isolement. Et, petit à petit, faire que le fils bafoué trouve l’équilibre, puisse comprendre, pardonner…Je dois tenter d’harmoniser le rapport. Toujours au quotidien, dans le terre à terre, matériel, humain, non spirituel ou mystique : sans arrangement avec moi-même, sans indignation vertueuse, sans complaisance.

Mon fils me conduit à devenir meilleur… Cela est juste et bon !

Il y a eu une autre aide a contrario. La ramenardise bien-pensante, l’ « indignation vertueuse »,la hargne malhonnête, l’hypocrisie gluante, la complaisante petite-bourgeoise de Totoseb, son agressivité, son orgueil de ne « pas mâcher ses mots », son mépris pour les autres, sa goujaterie me serviront d’exemple de ce qu’il faut refuser, s refuser à soi-même. Apprendre à aimer, à aimer davantage exclut catégoriquement toutes ces attitudes mesquines, hostiles, méprisantes… Je ne serai jamais celui que les autres font vomir. Je ne parlerai jamais de profaner une sépulture. Et je ne méprise pas les femmes comme ce type le fait. Alors même que je suis confronté à une femme peu amène. Que je dois respecter .Or elle n’est qu’ humaine et faillible. Simplement coupable. On va voir le chemin qu’elle peut parcourir. Avec l’espoir d’un progrès. Qu’elle découvre la tendresse. Et que la paix soit au présent.

Totseb peut-il comprendre cela? Et que son attitude est l'oposé de tout ça? Je le lui souhaite! Autrement, c'est la cata!
En tout cas, je le remercie: il me montre que, d'abord, avant tout, d'urgence, il ne faut jamais se conduire come lui, s'exprimer comme lui, vivre et se vivre comme lui...

Mais je le savais déjà... Je vais voir s'il ne peut pas aussi aider mon fils par son contre-exemple! Enseigner au fiston à n'être jamais comme ça! Lui montrer cet échec pour qu'il s'en garde...


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25 décembre 2007

Je suis né d’une chatte

Je suis né d’une chatte, d’une chatte affamée, d’une chatte dentue aux crocs sur aiguisés. Elle m’a dévoré cru à peine fus-je né. Ainsi font fréquemment les chattes qui sont mères. Inversement ? Peut-être. Connaissez-vous Noël et l’avez-vous fêté ?
A peine de retour en son ventre j’ai cogné. A grands coups d’après-ski, car j’en portais déjà : je suis un être exquis qui ne se distrait pas.
J’ai frappé sourdement, très précis et têtu. Il faudrait tant d’amour à chaque déchirure. Je n’avais pas le choix : il fallait que je frappe. L’amour ça coûte cher et les petits bébés n’ont guère d’argent comptant pour en faire des folies. Après avoir cassé le ventre de ma mère, j’ai revu la lumière et ce fut excitant : j’avais la bite en l’air et le cerveau gluant.
Le ventre de ma mère s’ornait d’un large trou. Le sang s’y caillait, tranquillement violâtre. Je n’ai pas fait celui au genre sainte-nitouche. J’ai offert la lavande et recousu la lézarde. Oui, j’en ai clos l’espace avec aiguille et fil. Les bébés d’autrefois savaient broder à vif. Dans ma pensée, des touffes mauves alternaient avec des touffes blanches, comme des queues de lapin plantées en terre meuble. Si j’étais un nuage, je saurais où pleuvoir : ma mère est amphibie bien que chatte siamoise.
J’ai découpé de grands mots sous la lune tout en la remerciant de ne m’aimer en rien. L’amour de certaines mères vous colle trop aux pattes, rend la couille menue, le désir acharné sans qu’il soit nécessaire d’ avoir un appétit. On devient l’un des gens qui cherchent à se distraire et c’et ainsi, ma foi, qu’on a perdu sa vie. Travailler l’indigence n’et pas dans mon chef-lieu.
Ma mère désarrondie s’est montrée très correcte en se cassant les dents sur ma sœur aux os durs.
Depuis tout mon espace est une pensée rude à l’air ultra-normal. Ma tête découpe les mots comme j’eusse pu le faire du ventre de ma mère fussé-je plus obtus :Chaque verbe devient la chair même de la vie, avec des petits-pois, des glands, des salsifis. J’ai cuisiné l’amour jusqu’à l’aveu final. A grands coups d’après-ski en un lieu peu fœtal. L’amour à l’estomac ? C’est chanson malicieuse !
Je suis né d’une chatte, puis d’un ventre fissuré D’une chatte recousue au fil mercerisé. Je m’en suis évadé, c’est un fait honorable. Si vous fêtez la Pâque, rapportez-moi un oeuf : le les aime à la coque, aux asperges trempées dans un grand pot de beurre en fusion maîtrisée. Et je prépare ainsi ma Sainte Trinité : Une goutte de jaune a chu sur mon après-ski gauche. Cette tache témoigne du désir que j’aurais eu d’aimer. Je suis né d’une mère, je veux dire : rien que d’une. Y en a pas deux comme elle. Tout art est viande et sexe !


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Oscar Peterson

Triste fin d'année! Ils s'en vont, ceux qui m'ont fait aimer la vie, l'art en vrai en ce monde d'insuffisance artistique...Oscar Peterson apportait une liberté musicale à nulle autre pareille... Là, je pense au duo avec Joe PAss, les fulgurances,l 'entente: force et tendresse, richesse harmonique, complicité... Cet équilibre puissant rassénère, apaise et monte combien riche est l'invention harmonique de ces deux génies...Mais il y a encore tant et tant de merveiles dans l'oeuvre de ce pianiste qui sait se souvenir d'Art Tatum, tout en s'envolant vers encore d'aute cieux.
Militant sans esbroufe pour l'égalité, Oscar Peterson montrait cette qualité humaine rare des génies humanistes... Calme, sans indignation spectaculaire et complaisante, il agissait.

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L'arche sordide...

Ignobles, certes, les gens de l'Arche de Zoé présentent en pluis quelque chose de particulièrement difficile à définir.Cette "bonté" laborieuse de certaines ONG... Cette attitude profondément MALSAINE des charitables repus...
On se choque de la somme demandées par les avocats. Le site du Figaro montre des lettres de lecteurs ignobles et racistes... On cherche à dénigrer la justice tchadienne, à parler de "récupération politique"... Et alors? Cette indignité n'efface pas la culpabilité visqueuse d'un certain monde caritatif qui ne respecte pas l'humain tut en prétendant le contraire.. Non: un enfant d'Afrique ou d'ailleurs n'est pas un ours slovène, un jouet pour esthète, un Zamor à vendre!
Tout ceci est dégueulasse...
Mais courant! A quand une enquête sur les ONG qui, outre le fait que ce sont des nids d'espions,p arasitent parfois les pays d'action en devenant latifundistes, grands propriétaires avec un pouvoir politique généralemnt décoré d'écologisme hors de propos. Et néo-colonial, bien évidemment: belle idéologie bourgeoise fleurant bon l'hypocrisie du "commerce équitable" (QUI fixe les prix après QUELLE négociation?).
L'arche de Zoé nous dévoile la réalité sordide du business écolo-caritatif!
Résistance, justice, liberté, égalité!
Vérité...

Posté par ruru à 00:05 - Pouacres, moindres, mufles et groins. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 décembre 2007

La robe de jambon cru.

Dans sa robe de jambon cru, la Princesse Boit-sans-soif rayonne de grandes vertus qui sont des effets de l’art. Ici fleurit l’espace : Je suis en son nom. La voici, plus astre, que roses, harcelante vision. Ah, me noyer dans l’horizon bistre de son jupon pur porc ! Dont les échos paisibles multiplient le froufrou : le son en rebondit sur chacune des marches de l’escalier charnu.
Dans sa robe de jambon cru, la Princesse Boit-sans-soif mérite le détour et le retournement. Placidement trop belle, elle n’ira pas, pour voir, trop loin des jardinets. De son je-ne-sais quoi, elle a su m’inventer : Me voici tout à elle.
L’amour et son désir ont réveillé en moi quelque chose qui se meurt. Penser à ses seins dentelés de couenne blanche me ravive. Et me donne l’envie d’écrire la neige en plein axonge. Avec un os d’oie blanche qui serait de retour après son long voyage au grand delà des mers.
Ecrire la neige, deviner la glace.. La Princesse boit sans-soif me couve de ses yeux couleur de vin arabe. Qui pourrions-nous faire ? L’amour, c’est trop ? Quand ce fut déjà fait, le temps assassiné nous a fuit en dedans. Décider d’être nue de la façon hardie, s’effectue en foutant quelques jambons en l’air : L’éternité demande un peu de savoir-faire. En haut de l’escalier, cette chambre est chauffée !
La Princesse Boit-sans-soif n’en est pas démunie. Elle connaît des circulations vives. Elle se glisse dans les défilés inquiétant grâce au gras de sa robe. J’aime la voir danser en ballerines de couenne. Il y a eu trop de feuilles mortes répandues sur le sol. Nous ne pleurerons pas ce soir.
Car nous aurons le cœur à l’encre bleue pour nous offrir des taches et des pâtés friands. Qui peut croire qu’elle a parfois la bouche et la tête indigo ? Pourtant, c’est ce qui est. Là, en elle aussi bien que comme elle. Voyez comme s’articule la bonté du réel ! Dans la chambre à coucher, la cheminée flamboie : l’écho des craquements bercera notre émoi en se répercutant sur le sol et les marches. Gravissons les degrés d’un pas léger d’aurore.
Nous avons obtenu des bons, des coupons, des tickets. Certains dédouanent la vie. En les frottant sur la robe de jambon cru, nous avons vu des étincelles. Mes sens, que voici tout en vrac à ses pieds, réduisaient ces jardinets, vous savez ?
Voyons, ces jardinets où circulent des pénitents vêtus de rouge Certains ressemblent à la boues, voire à un ciel liquide : vache qui pisse, hallebarde. Les nuages y exhibent leurs entrailles… Il faut réduire ces enclos,,laisser place çà l’écho ! La Princesse Boit-sans-soif peut aussi tuer les fleurs.
Elle m’a vu, vain roseau, casqué d’éphémère et de saucisse plate. Elle a aimé les plantes que je lui ai offertes le bouquet de saumon et la lasagne verte. Elle a lâché un rêve pour venir jusqu’à moi. Dans sa robe de jambon cru. Je la déchirerai. A pleines dents.
Il y a sur la Terre des parfums exaltés. Ah ! la Terre éternelle ! Je ne vous dit que ça ! Nos ailes de carpaccio se sont révélées, étoilées et fusantes. C’est ainsi qu’on s’élève. Avec l’éternité. Côtoyant les oies qui émargent au ciel .La princesse Boit-sans-soif suraiguë ! En robe de jambon cru quelque peu chiffonnée. Avant d’être quittée pour de hautes gestures. Elle m’aime. Avec moi. Ce qui se réciproque dans les cieux éperdus. Qui glisse sur le jambon peut se briser la trogne. Attention à l’écho : il y manque une marche.


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Julien Gracq

Julien Gracq, pour moi, c'est l'enfance. C'eet quand il venait chez ma grand mère,passer quelques jours de vacances, c'est le rire de Nora Mitrani.C'est son regard... C'est aussi l'attention de cet homme qui écoutait le petit garçon que j'étais.
Plus tard, ce fut la rigueur,la bienveilance: il lisait mes écrits avec soin et prenait la peine de m'envoyer à chaque fois un mot précis, bienveillant d'analyse encourageante. JE me souviens de chez lui, rue de Grenelle et de son numéro de téléphone en BABylone... Nous n'habitions pas loin et Germaine, ma grand-mère le recevait souvent. Toujours élégant, habillé chez Arnys, il suffisait de sa présence, d'une certaine manière d'être bien à lui pour me ravir. Et je pensais: "écrire, c'est ça", une façon d'être, une manière de vivre... Une pureté... Et la discipline s'affina en lisant Lettrines...
Julien Gracq me fit connaître Edgard Poé quand j'avais dix ans... Et nous en avons beaucoup parlé.Que puis-je dire sinon "merci"?

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Joyeux noël

Noël ! Belle fête qui est morte d’avoir vu naître un nocif ! Fête du fric qui n'ose même pas s’en réjouir consciemment ! La Dinde est u veau d’or qu’il faudrait adorer et nous sommes les pigeons du christianisme veule !
Noël, fête du fric et des haines recuite, naissance du fils que sa mère laissa tuer ce qui ressemble à tant d’autres familles qui se détestent et font mine de s’aimer ! Tous Assassins, Abraham ou Médée, mais sans oser, voire même sans se l’avouer… Familles, je vous hais ? Mais c’est bien inutile ! Car elles sont virtuoses de toute exécration ! Qui peut les égaler sans être de la famille ?
Noël ! Fête très bien faite pour les pouacres et les groins : des gens qui se haïssent son à la même table ! C’est la famille entière tout autour de Mamie qui se dit fort contente que tous soient réunis. Ce fut une peau de vache durant sa vie entière que tout le monde déteste et fait semblant d'aimer, sauf la belle-sœur idiote et la tante venimeuse, mais bon, comme c’est Noël on veut la croire aimée ! Mais quand crèvera t-elle, qu’on partage son blé ?
Noël ! Peloter la cousine qu’on voit une fois par an, qui ricane bêtement et qui n’ose pas plus ! C’est le jour idéal pour bafouer la bobonne qui est soûle comme une vache et qui ne verrait rien ! Mais la cousine idiote refuse d’aller plus loin mais elle se laisse faire en allumeuse mesquine.

Noël ! Engueuler le vieil oncle qu’a bossé toute sa vie, qui est encore coco, qui fut syndicalisse à la révolte vaine sous l’œil des patrons qui se foutaient de lui et accordaient ensuite ce qu’ils n’auraient pas pu éviter d’accorder, bien plus tard il est vrai, de toute façon, sans grève et sans chichis ! Mais ça les fait marrer, de voir les ouvriers qui croient se gouverner sous leur domination plus subtile qu'on croit! Efficace en tout cas !

Noël ! Embrasser tante Alberte, vieille peau atrabilaire et bouffer de la bûche dégueulasse aux marrons. Ecouter les chansons salaces du beauf et supporter de gosses ignares cons et méchants ! Ainsi les douze apôtres à chaque Cène possible s’engueulaient en sordides comme toute communauté ! Tout autour de Jésus, ce fut jalousie blême, craderie ordinaire et fiel à volonté! Le repas de Noël célèbre cette histoire de rivalités rance dans une cour minable, avec des préséances, des jalousies sommaires, le fiel de tout fidèle en ce festin de Pierre, le courtisan miteux ou bien du sombre Jude beaucoup moins rigolo que Judas Iscariote, dégoûté par tout ça, qui a touché du fric, mais qui, déjà catho, n’a même pas su en profiter bézef, avec des filles à poil aux très mafflus nénés !

Noël fête des haines recuites et de l’esclavage des femmes ! Dans la vraie paix du Christ, elles vont trimer les pauvres ! On va faire la cuisine, le ménage, préparer tout ! Exténuantes corvées et l’on devra, le soir, être fraîche et pimpante, maquillée comme un clown dans une jolie robe qui sera maculée de gras de dinde ou bien de crème à bûche et sourire comme une conne avec trop de champagne qui fait roter vinaigre !

Joyeux Noël à tous ! Bonne fête du dégoût, des scories de la foi devenues authentiques en rejoignant la glu sirupeuse du fric et de sentiment crade, autre belle monnaie, aussi trop répugnante que l’amour des Chrétiens, sincèrement béat, fayots du Christ et du pognon, esclave de Jésus-le-fric, seul marchand autorisé du Temple, pauvre favorisant les riches tout en les insultant par sa seule existence et son théâtre hideux que l'on nomme Evangile !
Vive l’amour sans foi, celui qu sans marchandage, ne croit guère au salut ! Vive l’instinct de l’instant qui ricane parfois mais qui rit de tout ça, condescendant, bonasse, attendri de les voir, ces pauvres groins hideux, s’agiter en paillasses dans la comédie nulle de l'amour familial transgénérationnel contaminant parfois jusqu'aux pièces rapportées.

Noël, fête de ‘l’angoisse et de la dépression ! Certains fondent en larmes car ils ne savent pas quel cadeau choisir pour un type ou une femme dont ils se foutent, d’ailleurs ! Sachons les contempler, par dédain amusé, avec force arrogance le tout agrémenté du distingué frémissement palpébral de l’esthète avisé, conscient infiniment de sa juste supériorité : ça les rend malades de haine, ils se révèlent ! Mais attentions : ils son capables de tuer ! Tuer ! Telle est la profondeur de la vraie chrétienté !
Noël, fête salope ! Chacun y est un autre mais plus vrai que lui-même, en toute médiocrité de rituel flatulent ! Souviens-toi, ô fidèle ! C’est le jour du Christ-né ! Celui qui aura ta peau et te suce le sang tout en te faisant croire qu’il s’agit du sien ! Celui qui jouit quand tu souffres et accuse les enfants d’être nés coupables ! Or ils deviennent teigneux à cause des parents! Il est tout naturel que ça devienne fric, hypocrisie dorée et dégueulis d’ivrognes !


Posté par ruru à 00:11 - aide à l'humanité souffrante - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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