21 novembre 2007
J’ai planté du jasmin.
Pour devenir moins sourd, j’ai planté du jasmin. On me l’avait bien dit : ça marche à tous les coups ! Mais ça soûle, le soir, quand le soleil darde ses rayons moutarde : Densité purulente !
Ce jasmin s’est tordu. Je l’ai monté en graine comme une laitue patraque. Puis j’en ai fait des arbres car je m’y prends virtuose. On le dirait fabriqué tout à rebrousse-poil. Le vent l’a voulu. J’entends. C’est mirifique. J’entends ce que je dis. Parfois, ça vaut le coup. Même mes mots d’amour.
Allons notre chemin : L’amour ça coûte cher. Et puis il faut avoir des complices pour ça. Moi, ce serait une femme pour y croire. Autrement c’est du vent. Suivons une étoile. C’est tout aussi jaune.
Le ciel en vraie machine, dès la nuit avancée. Chaque étoile devient un bouton. En appuyant dessus, la lumière gicle à flot. Galaxie-comédon, je ne mange pas de ça.
Et j’entends le silence grâce au jasmin planté. Si j’étais moins fiérot, j’écrirais une lettre à une femme aimée. Mais ici, c’est l’absence : il n’y en a aucune. Elles préfèrent les choux gras et le linge essoré.
Je mangerai dans la nuit, sous la lune et non loin du jasmin. Oui, j’en ai fait des arbres par malice potagère. Je mangerai des poireaux et de la bonne salade. Et j’entendrai alors mes mâchoires en action. C’est une compagnie raisonnable et sereine.
Monde sans amour, bio et chienchien!
Etrange agencement des magasins géants. Banalité que de le dire: Le rayon bébé non loin de celui des chiens! Ceci mangera cela, dirai-je pour pasticher Hugo! On oublie qu'on nourissait les mômes de lait coupé, de légumes frais bien lavés et mixés comme hje l'ai fait, moi, l'anti-bio qui préparait de vrais alments pour mes fils... En utilisant, bien sûr,le petit pot industriel (oui: industriel! Amusant mais les CONSOMMATEURS de bio ne disent rien à propos de la mageaille à enfants!) de temps en temps... MAis la petite compote maison me paraissait plus vraie, faite avec le coeur...
LE rayon diététique se confond parfois avec celui des produits d'ailleurs. Ce n'et pas sans signification! Le bio est là, mastoc, dans sa fonction de vigie du bien occidental, du mépris des pauvres, de célébration de la bourgeoisie et de l'idéologie du yaourt salutaire! EEt la consommation, la société de consommation et du spectacle est ainsi résumée: animaux " de compagnie", enfants ( "de compagnie"?), exotisme, diététique, bio: l'Occident dévalué du capitalisme libéral.
Tristesse de ce monde sans amour...
Plus on paye, moins on aime et le chien trop chouchouté monte ce que sont les affects décoratifs des gens qui ne veulent que montre qu'ils sont "bien"! LEsd bébés? LEs chiens d'attaque les mangent pas tous: les parents s'en chargent. Parce qu'ils veulent être aimés, les parents. Se souciant guère d'aimer vraiment, d'&accepter l'idée farce de donner sans recevoir, sans forcément recevoir... Ca marchande comme en religion. C'est la même consommation. Et l'on nous parle des générations futures qui,pourtnt, riront fort en voyant tout ce qu'on en dit!
Vous voulez de l'amour? Consommez à loisir, en partage d'abondance même si l'on est ric-rac!Eloignez-vous du bio, des petits pots, du canigou et cherchez la beauté de ce monde moderne qui dépasse tout ça parce que 'lhomme est grand! Dès qu'il dvient.L'amour c'et le progrès,la consommation vraie, sans arrière-pensée écolo-facho, le chien qui bouffe les reste et se marre avec nous! Et le bébé qui sourit parce qu'on lui dit des poèmes autant qu'on lui chante les si vieilles chansons qui construisent l'avenir...