16 novembre 2007
Qui aime la musique?
Un proverbe aussi faux que les autres et aussi vrai, selon la mentalité des proverbes qui doivent contenter tout le monde et son frèreose prétendre que la musique adoucit les moeurs! Aussi con qu'une sentence du Dalaï-Lama! LA musique, comme la grammaire, est un facteur de guerre! Et pas seulement dans les hymnes militaires flatulentes (hé oui, au féminin! J'ose) qui nous limitent l'air!
C'est même un test pour savoir si l'on peut avoir confiance en quelqu'un! Car c'est un bon signe de tolérance ou d'intolérance!
On dit "craignez l'homme d'un seul livre"! Il y a des proverbes moins con que les autres! Moi je crains la brute d'une seule musique, le monomélomane. Le mondee zt fait defarouches haineux qui, s'ils aiment la techno, maudissent ceux qui aiment le hard-rock, voire les cognent. Et touis, bien sûr, trouvent que la musique classique, ancienne, romantique, "ça fait chier", comme Racine ou Montaigne! C'est dire qu'aucun ne sait s'ouvrir, recevoir, femer les yeux, se laisser envahir par une écoute vigilante et détendue supérieure à tutes els méditations orientales ou autres qu'on nous proposent et qui rendent soumis, débiles, voire écolo! Aucun ne sait se donner à la musique et respirer l'amour! Mais cogner sur l'amateur de rock quand on aime le reggae, là, ça va! Pendant ce temps, moi et tant d'autres, on a nos préférences. Mais je passe de Chopin à Joe Pass, de Gainsbourg à Satie, de boby Lapointe à Gesualdo selon l'humaur, selon le temps.Car pour Pérotinle grand,il faut du temps.Comme pour Haendel. C'est comme le cigare ou lapipe par rapport à la cigarette fût-elle répugnante, crasseuse, miteuse comme les roulées. Il faut tout arrêter et être là.Devenir présent. Devenir soi et non "communier" comme dansune teuf! Ce qui n'empêche pas,à d'autre moment, de se marrer comme un bossu en écoutant "sous les palétuviers" ou Ricet Barrier! Ou même Carlos, ce bon vivant tranquille que méprise Totoseb parce qu'il a l'air bien équilibré, content de vivre et que c'et un être cultivé, fan de "patato" auquel il a pris son prénom... Hé oui, c'est syùmpaCarlos, sans prétention, rigolo... Et surtout, ce n'est pas suscptible de réunir des millions de fans hystériques! LE succès est simple, variété rigolote.Bon.
L'ouverture d'esprit est intelligence des choses et du monde. Le sensibilité musicale peut devenir sensualité, expérience, révélation. Le mysticisme athée,lecoeur qui cogne s'y retrouve. Ainsi la musique, dans tous ses états, symphonie, chanson à boire, ritournelle, scie, sonate, blues, rebetiko, comptine est-elle fondatrice d'amour. A condition de ne pas faire de ségérgation tout en ayant ses préférences! A condition de ne pas être un "ça fait chier" méprisant à la Totoseb! Que ej soupçonne n'aimer qu'une seule musique avec, en corollaire,les chansons de révolte à la mode, bien pensante et confortables! LA routine des front bas qui veulent passer pour des révoltés! Conformisme de la révolte esthétique et sans gros risques! Ca, c'et sûr: l'armée du salut fait moins d' "erreurs" que Pancho Villa! Seulement, même si ça fort mal tourné,le vrai, l'authentique, c'est Villa!
Et Zapatta!
On peut lire PAscal Quignard qui a écrit un beau livre sur la haine de la musique! Car le monomélomane est souvetn loin de l'amour et l'oppression musicale d'aujourd'hui, produit du marketting qui, bientôt, nous vendra du silence, en est une manifestation ardente.Ce qu'on nomme "variété" ne varie pas beaucoup! Oui,il faut lire Quignrd, sa "Haine de la musique" monte combien la musique est mal aimée,,ou pas aimée, ne servant que de prétexte ou d'argument à des indignations ou à des enthousiasmes spectaculaires, donc faux car télécommandés par le panurgisme, le monde marchand et la veulerie de la foule!
Tiens, je vais écouter Manolo Sanlucar! Ca fait longtemps!
Orlando sleepeth.
(Sur une chanson de John Dowland...)
‘It is the goose!’ Orlando cried. ‘The wild goose...’
Virginia Woolf, Orlando.
C’est l’oie, dit Orlando. L’ogre a mouru d’indigesture ! Il est grand temps de se confire pour le confort des confessions ! Ecoute si la lumière s’excite comme un âne ! Précisément : Luxure ! C’est l’oie ! Dit Orlando ! En cas d’imputation, gloutonnez la figure ! Ca se mange en cuisance lente refroidi et en gelure ! Hamlet avait les yeux brouillés !
C’est l’oie, dit Orlando : il y a du toit sous la serrure, de la serrure sur la planche et de la porte à chambranle droit ! Il y a du pain sous la voussure et des tuiles à genoux !
C’est l’oie, dit Orlando ! Mangez l’ogre à son tour en festination pure ! Colmatons les gencives en dégustage avide ! Vive la dévoration, yeux plus gros que le ventre !
C’est l’oie, dit Orlando : Soyons fiers et mangeons trop ! Faut du gras dans le regard autant que dans les roustons ! Youpi : Œillades assassines et zyeutage affamé ! Et c’est ainsi qu’Hamlet a vu !
C’est l’oie, dit Orlando ! Flatulences et rotations ! Y a pas d’enfer quand on mange ! Nonobstant la grosse enflure de Messire le Bidon ! L’ogre a mouru d’indigestion ! Eles se meurent toutes els passions ! Et c’est ainsi qu’Hamlet a vu un fantôme en forme de père !
C’est l’oie, dit Orlando : Le vent décapite la toiture, l’oie est en déconfiture, le pain dur casse les planches, on a forcé les serrures !Orlando dut à Mercuzio : « Salut et à la revoyur »e !
C’est l’oie, dit Orlando : on s’est dévisagé en vain ! En hypergastre notre vivance anacoluthera la tempérance, adieu, bonjour la transparence. Y a des légumes dans le potage. L’ogre a mouru d’indigestage ! Ophélie rue dans les brancards mais l’âne est toujours rutilant !
C’est l’oie, dit Orlando : Activons l’amour vivace, les saucisses en confiture, l’avenir en évidence ! Foutraquons le temps qui passe et puis, dodo, cher Orlando !