I.

Je me demande pourquoi l’idée de nourriture fut toujours associée au principe de travail. L’erreur doit provenir de cettre association d’idées.

Pierre Mac Orlan, « L’Allemagne en sursis », Paris-soir.  Articles parues des 8- 15 mars aux 20-22 mars 1932

Pour manger du pain, il a fallu semer du blé, le récolter, le moudre, pétrir, cuire, surveiller… Travailler.  Pareil pour le vin : planter la vigne, vendanger, fouler, mette en fûts… Fabriquer ces fûts!

Nous n’avons pas demandé à naître. Pourquoi faut-il travailler ? De quel droit la nature ne nous donne t-elle pas ce que nous désirons ? Pourquoi les poulets ne sot-ils pas déjà rôtis ? Si la nature est notre mère, c ‘est une ignoble marâtre qui ne nous  offre que de l’imparfait, de l’inachevé. Qui nous condamne au travail. Qui nous opprime. De quel droit ? Notre droit est de vivre sans que la subsistance sont liée à notre fatigue ! Nous avons tous droits et les devoir sont compris dans les droits (comme pour les droits de l’homme). Tout nous est du! Il nous faut tout conquérir! C'est intolérable!

Comme dans la nature, malgré nos désirs de paix, la nature nous mène à la guerre, seule fonction qu’ellle connaisse : naître pour tuer ou pour être tué serait el destin qu’elle nous propose dans sa médiocrité ! Seule la guerre, la prédation, les dominations sont naturelles ! La chasse peut les sublimer,mais ça ne suffit pas!

L’être humain, malgré le poids des instincts que la nature a osé nous infliger a inventé le désir de paix. Mais la nature nous oblige à revenir à sa volonté dictatoriale… Et nous en revenons à la bassesse animale ! Nous qui ne devons pas tuer, sauf les animaux, pour le plaisir de les manger avec des préparations subtiles, sublimes : la nature donne la nutrition. Nous en avons fait la gastronomie ! LA CULTURE ! Et nous avons même inventé la poésie, ce qui nous permet aussi de trouver la nature belle !

La nature est toujours en dette vis-à-vis de l’homme qui seul peut la dire belle. L’homme invente la vraie vie, l’a communion, les transports. Et la nature n’est même pas capable d’absorber la pollution ! C’est un scandale,  ce manque cette imperfection, cette » moindritude » ! Manger du pain, boire du vin c'est déjà faire honte à la nature. Lui montrer sa bassesse, son inachèvement! Et le réchauffement de la planète, qui existe, certes exagéré par les média et les aspirants dictateurs de la religion écolo,  montre bien que la tere est médiocre, conne: de quel droit n'absorbe t-elle pas la pollution? Elle n'est que dépotoir! Elle n'aime que els cadavres! Et la foêt amazonienne, cette saloperie, dégage plus de CO² que des tas de villes pleines de bagnoles! C'est dégueulasse! De quel droit? La nature nous doit tout! Elle est en dette perpétuelle!

La nature est une honte. Elle opprime, tue, empêche, limite. Elle est la cause de toutes els oppression et il n’est pas étonnant que l’écologisme soit né avec el racisme pur continuer avec l’hitlérisme afin d’en arriver à la religiosité actuelle ! Nous n’avons rien demandé : Nous n’avons que des droits !

II.

La beauté ne consiste qu’en notre regard. Un arbre n'est qu'un arbre. Mis un tableau de maître est tellement sublime que les arbres  de la nature finissent par essayer de lui essembler! La nature n'égale pas Brueghel! Loin s'en faut! Et rien n'égale l'humain qui a inventé la culture, dans tous les sens du terme, qui est acte, révolte et anti-nature:

Mais ceux qui voient moche prennent les pouvoirs et suivent la nature dont l’effet imbécile est de faire naître pour tuer près une vie conne comme un bébé-phoque !

La nature a créé la reproduction, nous avons inventé l'érotisme... Et l'amour! Ce sentiment contre-nature, malgré les vagues tenresses de certaines bêtes!

Nous avons droit au pays de cocagne, aux rivières de lait et de miel, aux pluies de Chambolle-Musigny, aux arbres à saucisses cuites! Au Palais de Dme Tartine! Et nouis sommes condamnés par la nature à travailler!

Et nous inventons Dieu pour justifier cette saloperie! L'homme n'est que droit! La nature n'est qu'imperfection que nous devons restaurer: Elle crée l'aubépine, nous inventons la rose!

Il faudrait que la nature rabatte son caquet! Nous n'avons pas ses moyens et nous faisons mieux qu'elle! Avec, en plus, le beau, le grâcieux, le gratuit. Cet orgueil et ignoble!

Révolte ! Vive Prométhée contre le fonctionnariat animal soumis que la nature ose créer ! Nous n’avons que des droits : tout le reste est abus ! Comme dans la vie du travail, les avantages acquis ne sont que des dus!

Ce point de vue est aussi humain que les autres qui n'ont, ce ce fait pas plus de légitimité. Et qui créent la douleur, la misère, la haine!

La nature est rude ennemie tandis que la culture permet à l’homme d’agir avec un gain d’effort et de temps. La culture libère le corps de l’esclavage du travail, elle le dispose à la contemplation.

Umberto Eco, Comment voyager avec un saumon, 1992.