Passe-temps, la vie, et le visage est gain de temps, de temps en temps qui se complote, et se dévore en poupées russes. La vie s’enclôt dans le temps frais, avec le sang pour réchauffer… le sang banal qui gicle tiède d’un cou de mouton jugulé !

Maintenant, voir, Chronos abuse et trinque au sang, comme Abraham, et trinque a temps comme qui travaille, rendant chaque seconde exsangue.

Ô, chaque étoile de la nuit bleue a pris son temps d’après la mort ! Visage, oui, gain de temps, pas besoin de présence, personne de peau, de pores en carnaval équivalent.  Un masque vrai de chair et d’os !

Passe-temps, la vie qui se fait voir et le regard qui croit en vivre. Serais-tu là que maintenant je ne te dirais plus rien d’autre. Manque de temps l’autre avec moi. Ô sexe-horloge qui réunit au cœur du temps qui fait l’amour et le construit comme on bâtit, chaux et sable puis ciment blanc!

Ô sexe-montre et qui se voit, et qui démonte le quant-à-soi. Tic-tac de ventre ; femme réglée. Comme du papier pour la musique, extrait de naissance d’un temps. Foutu cliquetis d’espérance !

Dévoration, j’ai faim de toi, deviens mon temps, mon quelquefois ! Je m’en vais mordre tes minutes, imprimant mes dents sur ta peau et mâchant comme un engrenage : tel est désir et loi qui dure. Mais c’est la foi du temps qui passe !

Voici venir une heure nouvelle. Mais elle passera comme un ange, au sexe absolument pareil au même style du cadran. Et même au creux taillé du chiffre gravé, fente sur pierre,  qu’une ombre fécondera dès le matin : naissance soudaine de la date ! Ô mon amour suce mon temps, puis viens donc que je te remonte. Et je serai le balancier de chacune de nos heures creuses.

Férocité des pas perdus : Tout le monde sait qu’il y en a !  Abreuvons nos soifs aux clepsydres et que coule le vin nouveau ! Que justes soient les moins-le-quart !