Ségolène Royal choque par l'invention du mot "bravitude". LEs critiques vont bon train sur la forme.MAis,on oublie la nuance: Fortitude n'est pas force! ET la "bravitude" n'est pas, ou pas seulement la bravoure.

Je m'étais amusé, naguère à forger le mot "vlaalmsitude," relativement inacceptable, donc nécessaire. Dans mon esprit, il ne désigne pas seulement une appartenance flamande, mais tout un désenchantement que la paronomase soutient par l'évocation de "lassitude". Il y a désenchantement,oui, par rapport à la flamingance ... Et ma vlaamsitude, à moi, l'inévitablement belge car je suis aussi espagnol (enfin, de mère péruvienne et de père pas uvien), ce qui m'a fait grandir, malgré ma nationalité française, s'énonce par ce désenchantement même: Flandre évoque par trop, aujourd'hui,le bruit de botte de l'ancien "Vlaams déblock" au nouveau nom même que ça change rien... Un uniforme  imposé à Till l'espiègle (livre écrit en français par un flamand)! Un corset monstrueux à cette liberté picturale de jadis, à cette culture bafouée par ses rejetons mêmes! Le hochepot refusant le melting pot comme de boire un pot avec Memling! Remettons nos épées aux Fourons, que diable! Que les éperons dorment enfin! Paix!

Bedroefheid! Vlaamsitude donc que je porte en tant que fransquillon tout de même, malgré mes ancêtres brugeois, tapissiers flamands ayant quitté la Belgique pour demeurer en république au début du XIXe.s. Désenchantement, Somberheid atténuée, cependant par un calice de Corsendonck que le frontaliérisme m'offre à deux pas.

Mélancolie, nostalgie sans doute.Vlaamsitude assurément!

Une bonne leçon de belge se trouve sur le blog "chronicae bruxellensis"! Eens! Non mais une fois!