Nanomachie abstruse de mon inspiration,

Du clitoris des muses extrude le bouton !

Car il faut que j’écrive, hypergraphie oblige

Puisqu’elle est compulsive et que je suis son lige !

C’est moi qui poétise, syntagmatique et clone

Des clones, des clones, des clones, des clones, des clones, des clones

Des clones clonifiés du néant esthétique

Et du planplan miteux des rythmes arthritiques !

Artaban complaisant de la poétaillerie

J’atrophie en moi même toute vraie poésie

Pour écrivailler moche et à la mords-moi-le

Ainsi suis-je content d’être médiocre, pas peu !

Et quand on le découvre, mon lyrisme vélin,

J’éructe et je fulmine en accompli crétin

Puis je pète un bon coup, rival de l’alizé :

C’est « le veau qu’a bu l’air » que l’on m’a surnommé !