L’important, dans une ratatouille, c’est que les légumes soient déjà cuits au moment du mélange final. C’et pourquoi certains utilisent autant de poêles que de légumes : cinq. Mémé Vecchi n’utilisait que deux poêles selon sa technique dite ( par elle) « au poteau court ». IL s’agit d’ordre : D’bord, après avoir placé l’ail et l’oignon dans une poêle chauffée, elle y versait les AUbergines. Puis ellel plaçait les Poivrons dans une autre poêle. Le tout cuisant quinze à vingt minutes. Après quoi, sans les mélanger, elle plaçait en réserve les légumes cuits sur un plat, pour qu’il refroidissent tandis qu’elle cuisit, dans le première poêle, les Tomates et les COUgettes dans la seconde. Encore quinze à vingt minutes ! Et le tout rejoignait les autres légumes dans le plat, sans mélange. Mémé Vecchi attendait que chaque légume fut froid. CAr ainsi le goût est, disait-elle "tassé" et la saveur s'exprime mieux, . En effet: lles goûts sont comme "enfermés" dans chaque élément, et les sensations des papilles s 'activent par celle du trijumeau tandis que l'on flaire avidement les aromates! Et ce n’est qu’au moment de servir qu’elle mélangeait le tout dans une poêle,,une seule. Elle cuisait le piment à part pour ne pas déplaire à ceux qui ne l’aiment pas ! ainsi chaque élément gardait sa personnalité. Sa consistance. Il lui arriva, je le sais, dans la ratatouille comme dans la caponata, d’ajouter un petit peu de pectine à confiture… C’est de la triche, mais ce n’est pas si mal : la pectine donne une belle onctuosité et peut aussi permettre d’utiliser moins de graisse tout en gardant la fluidité des sauces et autres aliments. En plus cela absorbe les graisses dans l’intestin, se rejette en les emprisonnant. Ce qui aide à maigrir : on vend des boissons amaigrissantes et autres préparations qui sont principalement faite de pectine pour des prix astronomique. Or, la pectine est peu chère…

La ratatouille ainsi préparée se déguste chaude ou froide. Elle accompagne les pâtes à merveille, pâtes que l’on peut saupoudrer de « rouge »… C’est-à-dire de mimolette ! Car la cuisine provençale utilisait la mimolette ! Elle arrivait par bateaux à Marseille ! Les échanges Nord-Sud furent ainsi constant : le genièvre partait pour le nord, comme l’exotique cannelle des speculoos… nord-Sud, finalement,e t comme mon nom l’indique, c’est ce que je suis !

Il existe bien des variantes de la ratatouille. Mais, quoi qu’il arrive, il faut toujours cuire chaque légume à part. Sinon, c’est le gloubiboulga approximatif, Pas mauvais… Mais…