Romance de la vie chère.
Il n’y a pas de quoi mourir d’un cil battu en neige ; le rythme du jour ne grandira pas. Les saisons se font stables, sans perfectionnement. Oserait-on crever sans mode d’emploi ? Qui engagerait un domestique sans références ni certificats ? Alors, pourquoi vit-on la vie, à la va-de-bon cœur, et comme-je-te-pousse ? Le jour grandira t-il ? L’hiver prendra sa place. Ca coûte cher, la vie.
Autant ne pas croire que les vieux mentent, là, dans les cafés de village, en sirotant leurs petits verres, comme autrefois, tu te souviens ?
Mentir à grippe-mots, sans même s’en rendre compte : moches rêveurs de passé, incapable, d’ailleurs, du moindre cauchemar.
S’ils se taisent, c’est pire.
Savoir vieillir. Imaginons ? Il faut commencer tôt, pour devenir un pro. Apprendre, néanmoins à battre du cil en mesure de neige d’antan. avec des cliques et des claques et des clic-clacs de photos vacancielles, de mariage, de baptême. Jamais de mort. Ni de naissance.
Les jours augmentent : c’est pas plus cher. Voilà l’été, bientôt l’hiver. Crédit gratuit pour hommes et femmes. S’aimeront-ils à cent pour cent ? s ‘aimèrent-ils en économes ?
Les jours pratiquent l’usure et les nuits l’usufruit, la grammaire et la banques dansent un sabbat joli. Les vieux, dans les cafés de village ont bien connu tout ça.
Mensonges de tout-venant, mensonges sans garantie, non trié de leurs vie, ce genre de pacotille. Le vérace surnage, l’authentique scintille.
Le certain, oxydé, se refait une beauté. Le véritable se dandine. Jetons les fleurs fanées.
Il n’ya a pas de quoi mourir d’un cil battu en neige ; le rythme du jour ne grandira pas. Les saisons se font stables, sans perfectionnement. Oserait-on crever sans mode d’emploi ? Qui engagerait un domestique sans références ni certificats ? Alors, pourquoi vit-on la vie, à la va-de-bon cœur, et comme-je-te-pousse ? Le jour grandira t-il ? L’hiver prendra sa place. Ca coûte cher, la vie.