orlando de rudder

Blog d'orlando de Rudder, intellectuel arrogant et prétentieux

24 octobre 2005

l'école suite de la suite

Voici une très jolie réponse à mon message "De l'école"!

le plus triste dans ces propos n'est pas tant le radicalisme de la thèse qui y est exposée: ah! nous les profs, nous les tenants de l'éducation, nous sommes des victimes et des incompris...quand aux autres qu'ils la ferment et qu'ils apprennent. Et s'ils ne s'adaptent pas à nos méthodes c'est qu'ils sont cons. ou vulgaires, ou bourgeois, ou fachos, ou tout à la fois..ah ! oui ils osent penser que nos méthodes ne sont pas les bonnes. Ah! mais bon sang de bois! notre vocation est la plus vieille du monde! Comment se permettre de tels commentaires!

Toujours la même rengaine! Mais c'est plutôt rigolo!!!!Regardons cela avec un discret frémissement palpébral amusé...


Posté par ruru à 19:02 - bonjour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'école, suite

C'est tout de même curieux que l'école ne soit généralement attaquée que depuis qu'elel s'adresse à tous! Quand elle ne formait que des aristocrates ou des bourgeois, on ne disait rien. Une partie de l'église s'est longtemps opposée à "l'école pour tous"...

Il y avait, déjà au Moyen Age, des écoles de village ouvertes à tous. Seulement on payait: bien des paysans qui aimaient leurs enfants échangeaient les cours contre des heures de travail, ou des légumes tandis que l'enfant pouvait étudier, ce qui était un manque de main d'oeuvre pouor les travaux de tous els jours, car les enfants ont toujours travaillé dans elemonde paysan, et chez les ouvriers surtout à cette époque!! Le prolétaire, au sens propre, c'est celui qui est "riche de ses enfants", qui a une main d'oeuvre gratuite, et qui "prolifère" (c'est la même racine que "prolétaire")... L'opposition à la contraception de l'église vient en partie de là: plus il y a de travailleurs, plus on touoche de redevances! Et plus la Chrétienté est puissante!!!!

Aujourd'hui, l'opposition à l'école des mouvements d'ordre moral est insidieusement répandue et touche des gens qui s'imaginent penser librement alors que cette idée reçue a été longuement diffusée... qu'elle imprègne les mentalités.... Et qui nuit à ceux-là même qui ont le plus besoin de savoir.

Un prof vous ennuie? C'est parce que voius avez une props=ension à l'ennui... ou que el discours ambiant fait que vous le jugez ennuyeux.Il le deveinet, ne l'est devenu, souvent, pas toujours, qu'en réaction à l'hostilité sourde dont il est l'objet.Tiens, dans une autre classe, ça va mieux! comme c'est curieux!

Ca me rappelle un prof de piano que deux ou trois personnes trouvaient rébarbatif.Renseignements pris, il avait formé plusieurs professionnels, dont quelques virtuoses fort attachés à lui....et reconnaissants!

LEs problèmes de l'école viennent d'abord de son public. C'est une afaire de mentalités et de représentations. Sinon, il n'y aurait pas autant de bons élèves!

Et, dans les "bons lycées" on s'ennuie moins qu'ailleurs! eh oui, l'élite est l'élite parce qu'elle ne "marche pas" et qu'elel apprend, d'abord, à ne pas s'ennuyer, ou à s'en foutr, supporter et aller de l'avant...

C'est quoi, l'élite? LEs gens qui choisissent leurs vies.. qui, par chance ou par le travail, décident de leur destin. On l'admet pour le foot... mais alors, quand il s'agit de culture!!!!

Posté par ruru à 03:55 - bonjour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Musique au coeur.

Musique au coeur.

La virtuosité ne se déclare pas. Elle s’immisce, redoutable, prêdte à toute beauté, aux aguets. Elle s’immisce aux jointures du silence et murmure, doigt aux lèvres, qu’il y a là de la douceur, de la quiétude, autant que de la rage. Elle s’élève à pleine voix, sans stridence inutile. Elle déferle et déborde, allégresse, infini, aurore renouvelée, puis solitude solaire ou frimas qui déchire. Vrai danger, la voici, tendre, glaciale, chaleureuse, mais sévère.
La virtuosité ne se déclare pas ; elle s’immisce.

Posté par ruru à 03:28 - Pwhaizy - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PAs moi, pas toi...

Pas moi, pas toi !
J’sais nin, mi, c’que c’étot el temps qu’étot din l’temps d’avant ! J’sais nin qué qu’il a dit, el silence d’autrefois ! J’étot scran du matin, et pis squetté du soir : c’est toudis la gaiole que d’y vivre, dins le temps…
J’sais nin, mi, c’que c’étot el temps qu’étot din l’temps d’avant !

Posté par ruru à 02:30 - Pwhaizy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De nouveaux courants littéraires

Je viens de recevoir un ouvrage intéressant.Il s’agit d’un récit illustré par des photographies.Enfin, un récit.. Disons une évocation de possibilités narratives. Je trouve cependant qu'il insiste trop sur les accessoires au détriment d'une intrigue bien construite.On aimerait entendre un peu plus les rares protagonistes de cette
> histoire qui semble passionnante. Il semblerait, d’après le titre ‘Les Trois Suisses » qu’il s’agit de trois citoyens helvétiques ayant émigré à Roubaix. On ne voit pas ce que ces trois Suisses font là, mais c’est peut-être tout le sel de l’histoire. Ces malheureux errent dans un monde de marchandises, omniprésentes, obsédantes. On voit là une critique de notre société de consommation et d'abondance.Mais trop, c'est trop: dans son désir de convaincre, l'auteur montre une tendance excessive à en "rajouter", à décrire complaisamment les marchandises dans leurs moindes détails. Pourtant, cet ouvrage semble annoncer l'émergence d'un courant important,peut-être nécessaire.

Effectivement, il y a là une nouvelle technique de narration, une nouvelle structure diégétique qui pourrait produire une littérature contemporaine vraiment neuve...

Une autre tendance privilégie les personnages.Mais sans céder à l’analyse psychologique littéraire, si souvent pesante. Cette tendance est fort déroutante, mais demande peut-être quelques modifications ! A force, il y a trop de personnages et l’intrique est vraiment mince…. Aussi, ce volume, facétieusement intitulé « Pages blanches » est-il, parfois, un peu lassant.

Ces deux tendances, cependant, pourront peut-être fusionner pour créer une nouvellee esthétique de la littérature, loin des dialogues pesants et des intrigues trop complexes qui gâchent, trop souvent le plaisir de la lecture.A suivre, donc, avec attention

Posté par ruru à 01:24 - notes de lecture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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