Note d'audition en écoutant Denis Crouzet sur France culture à propos de la tolérance et des guerres de religion..

L’idée de tolérnce a une histoire. Elel est proprement européenne et vient de l’ignominie des guerres de Religion. Denis Crouzet, historien de la Renaissance montre combien elle était inconcevable auparavant et encore plus ailleurs. Il a fallu l’opposition entre catholiques et protestants, qui alla jusqu’au cannibalisme rituel et la dévoration du foie de l’ennemi, ce qu’on voyait tout de même rarement en France auparavant ! La frénésie de ce cannibalisme a d’abord choqué Montaigne qui découvre alors que nous ne sommes pas si loin des cannibales (voir ce qu’il en dit dans un passage célèbre des Essais) du Brésil ou Topinambouc (oui, le nom du légume vient de là) . Et l’idée de tolérance a suivi son chemin. Elle a eu du mal à s’imposer est demeure étrangère, aujourd’hui, à la plus grande partie de l’humanité.

L’ennui, c’est qu’elle est devenue… intolérante durant la révolution !

Elle st étrangère à toutes les religions. Elle appartient à l’univers laïc.Elle n’est pas née d’un seul coup et les travaux de Crouzet, entre autres, en montrent la très lente éclosion. Elle est contre-nature et proprement humaine, comme l’acte de planter un arbre ou de semer. Ce que certaines religions considéraient comme un viol !

Car l’idée de tolérance, du moins son histoire, est liée à l’histoire de l’idée de nature. Du défrichage des moines médiévaux, de l’humanisme à la pensée rousseauiste, il y a une énorme distance. Et encore plus de cette dernière jusqu’à la quasi personnification de la nature en gourdasse bienveillante qui a toujours raison de l’écologie actuelle, devenue religion et productrice de phrases courtes, d’affirmations sans étayage et de mensonges extraordinaire.

On peut lire, à ce propos, l’Histoire de l’idée de Nature de Robert Lenoble, livre déjà ancien, écrt, pourtant, par un religieux. On est souvent surpris !

Les idées gagnent en devenant évidente et semblent « aller de soi ». Il n’y a rien de pire que ce qui paraît « aller de soi ». C’est généralement une erreur et, de toute façon, c’est interessé… Il n’y a pas d’évidence !

La tolérance n’est jamais parfaites. Et toute personne qui veut être tolérant se tretrouve souvent en pleine copntradiction. Mais c’est aussi cette faiblesse qui fait notre grandeur ! Nous ne sommes pas des machines…

La tolérance demeure l’impensable un peu partout. Et nous devons la défendre contre l’avance des mysticismes religieux (il y a un mysticisme athée : un livre de J-C Bologne portre dce titre. Mais attention, c’est un livre intelligent ! Il ferait mal aux carpofolos et autres lamas) et l’admiration inconditionnelle de tout ce qui vient d’ailleurs. Cette tolérance, d’ailleure, est proprement occidentale. Car l’occident, s’il a commis autant de crimes que les autres civilisations, a été le seul à réfléchir aussi profondément àa cette question. Il l’a même inventée, dans son sens actuel. Les mots qui y correspondent ailleurs sont assez éloignés de ce sens… Et l’Occident, pourtant, a du mal à l’appliquer… ! Et beaucoup de mal ! Encore plus que ça. Presque partout ailleurs, on s’en fout complètement !

L’intolérance est « naturelle ».C’est-à-dire construite d’après l’idée de nature et son histoire. La tolérance est culturelle. Un écologiste tolérant serait un monstre : l’idée qu’il s’est forgée de la nature empêche l’éclosion d’une telle idée. Qui doit devenir un affect !
Les choses vraies s’expliquent lentement et son souvent complexes.Une idée simple est souvent une idée fausse. L’air paraissait simple,avant Lavoisier… C’est un composé.
La planète va beaucoup mieux qu’on le croit… Il ne faut pas seulement écouter les discours, mais aussi leurs formes. Et c’est pourquoi je me marre devant le dalaï machin et les gens qui assènent…
Il n’y a pas d’évidence.
L’amour aussi a une histoire…